Moise Katumbi va porter plainte contre Kinshasa

Democratic Republic of Congo's opposition presidential candidate Moise Katumbi is escorted by his supporters as he leaves the prosecutor's office in Lubumbashi, the capital of Katanga province of the Democratic Republic of Congo, May 11, 2016. REUTERS/Kenny Katombe
Democratic Republic of Congo's opposition presidential candidate Moise Katumbi is escorted by his supporters as he leaves the prosecutor's office in Lubumbashi, the capital of Katanga province of the Democratic Republic of Congo, May 11, 2016. REUTERS/Kenny Katombe

Democratic Republic of Congo’s opposition presidential candidate Moise Katumbi is escorted by his supporters as he leaves the prosecutor’s office in Lubumbashi, the capital of Katanga province of the Democratic Republic of Congo, May 11, 2016. REUTERS/Kenny Katombe

Candidat déclaré pour la prochaine élection présidentielle, Moïse Katumbi voit aujourd’hui tout son avenir politique proche d’être compromis.

Pendant que l’enrôlement continue son chemin, et que sa fin s’annonce bientôt en République démocratique du Congo, le leader du G7 ne peut s’enrôler: sans carte d’électeur, on ne peut être candidat. En exil depuis l’année dernière, l’opposant congolais est condamné à trois ans de prison fermes; coupable de spoliation de biens privés, à en croire la justice congolaise.

Toutefois, Moise Katumbi ne cesse de clamer son innocence. Entre lobbying, diplomatie et déclarations dans la presse internationale, il aura donc tout tenté mais en vain, pour lever cette condamnation à son égard. Ni les sanctions américaines, ni l’accord du 31 décembre, encore moins les sanctions de l’Union Européenne ou le rapport de la Conférence nationale épiscopale nationale du Congo (CENCO) n’auront réussi à le disculper, du moins vis-à-vis des autorités congolaises.

Face à ce nuage qui assombrit son avenir politique en moyen terme, l’ex gouverneur du Katanga décide d’adopter une autre stratégie.

En effet, dans une lettre datant du 29 mai 2017 publiée par son bureau, l’opposant congolais a mandaté son avocat Maître Duppond-Moretti afin qu’il dépose une plainte auprès de la Commission des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies contre le pouvoir de Kinshasa au sujet de ce qu’il qualifie « d’acharnement persistent » dont il ferait l’objet, lui et ses proches.

Le dépôt officiel de cette plainte va intervenir le vendredi 2 juin 2017 à Genève en Suisse. En marge de ceci, une conférence de presse sera organisée le même jour dans la ville Suisse à l’hôtel intercontinental. Cette plainte aura t-elle l’effet pour faire reculer Kinshasa ? La saga Katumbi-Kabila continue donc…

BY POLITICO.CD

Antoine Mankumbani

Antoine Mankumbani

Rédacteur / Animateur radio

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