Sindika Dokolo: l’autre voix de l’opposition congolaise

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Gendre du président angolais Edouardo Dos Santos, Sindika Dokolo, collectionneur et homme d’affaires natif de la République démocratique du Congo s’attaque au régime « non démocratique » du président Kabila.

Marié à Isabel dos Santos depuis 2002, avec qui il a trois enfants, Sindika Dokolo, fils d’Augustin Dokolo Sanu, que Jeune Afrique décrit comme un patriarche mukongo, de qui il hérite  « l’un des plus vastes empires économiques du Zaïre de Mobutu« , avec pour fleuron la Banque de Kinshasa. Loin de son Congo natal certes, il reste néanmoins concerné par la situation socio-politique en République démocratique Congo.

Via son compte Twitter, il commente, dénonce et s’énerve contre le régime du président Kabila, qui campe au pouvoir malgré la fin du deuxième et dernier mandat du Président l’année dernière. « Scénario annoncé il y a deux ans par le G7. Les pires suspicions pèsent désormais sur ceux à qui le crime profite« , s’interroge-t-il le 7 mai, après la sortie du président de la Commission nationale électorale nationale indépendante (CENI) affirmant que les Kasaï pourraient ne pas prendre part aux élections à venir.

: Il joue et gagne non pas puisqu’il est tjrs le plus fort mais puisqu’il maîtrise plus qu’on ne le pense la faiblesse de ses opposants https://twitter.com/tresor_k/status/863024983089577984 

@PatrickMuyaya Il joue et gagne ? Ces victoires à la Pyrrhus ont un prix pour la , celui du sang. Il ne devrait pas jouer de ce qu’il a juré de protéger.

Bien avant cette sortie, le défenseur du patrimoine artistique africain n’a pas une seule fois raté Kinshasa. « Ambiance de fin de règne… sans institutions, le destin de la RDC va se jouer dans la rue. À qui la responsabilité ? » s’interroge-t-il le 9 avril, partageant la vidéo de Moïse Katumbi qui appelle la population à descendre dans la rue pour réclamer l’application de l’accord du 31 décembre.

Dans une interview sur Jeune Afrique en janvier dernier, Sindika Dokolo revient largement sur ce qu’il pense de la RDC, du président Joseph Kabila et de l’avenir. Le peu que l’on puisse dire, son avis rencontre largement l’assentiment de l’opposition qui demande le départ du président congolais.  « Joseph Kabila a marqué son époque : il a rétabli la paix, mis en place la croissance, redonné une forme d’autorité à l’État, et il a tendu la main à ses adversaires. Je peux comprendre qu’aux yeux de ses partisans il soit le meilleur des présidents de l’histoire du pays. Mais le respect de la Constitution est important. Vu les tragédies qu’a connues ce pays, il est primordial de la protéger et de l’appliquer. L’accord politique survenu en fin d’année laisse espérer un plus grand respect de ces principes« , voilà qui est dit.

BY POLITICO.CD

Antoine Mankumbani

Antoine Mankumbani

Rédacteur / Animateur radio

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