Tracasseries et forte tension à Kinshasa

Des-éléments-de-la-police-militaire-en-patrouille-non-loin-de-la-RTNC-kinshasa

La police et l’armée quadrillent la ville à la recherche des prisonniers évadés, créant de la tracasserie envers les populations de la capitale congolaise.

Le centre-ville de la capitale de la République démocratique du Congo commence à  se vider, il est pourtant à peine 15 heures passées. Les Kinois interrogés disent craindre les patrouilles policières, déployées en masse après la spectaculaire évasion de Ne Muanda Nsemi, leader du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo, tôt ce matin du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (ex-Makala).

La police et l’armée sont un peu partout dans les rues pour retrouver plusieurs centaines de prisonniers, dont certains étaient d’anciens militaires. La commune de Bumbu, à l’Ouest de la ville, où est située la prison attaquée, est complètement isolée. « Ils arrêtent tout le monde dans la rue. Parfois ils demandent les pièces d’identité, mais parfois ils arrachent les téléphones et menacent d’envoyer les gens à Makala«, confie un passant l’ex-avenue de 24 Novembre.

Cette avenue phare qui relie le centre-ville à la prison de Makala est également déserte. Les magasins, comme au grand marché central, sont également vides de monde. Les autorités assurent moins que les forces de l’ordre sont là pour sécuriser la population « face aux bandits ».

Néanmoins, en début de soirée, trois journalistes du média français TV5 Monde ont été copieusement passés à tabac par des policiers, alors qu’ils tentaient de se diriger vers la prison de Makala pour ainsi couvrir le lieu. Sur place, c’est une ambiance austère qui y règne. Les bureaux de dirigeants de la prison, ainsi que des cellules ont été saccagés. Le peu de prisonniers qui restent sont des cas emblématiques.

BY POLITICO.CD

Antoine Mankumbani

Antoine Mankumbani

Rédacteur / Animateur radio

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*